(2) Réduire

En revenant en Guadeloupe, j’ai constaté avec fierté une véritable prise de conscience qui s’illustre par l’arrivée de plusieurs épiceries en vrac, les actions d’associations de développement durable ou encore les alternatives végétariennes voire vegan. En espérant que cet élan se poursuive pour une Guadeloupe durable.

La deuxième étape dans la démarche des 5R est réduire. En effet, il s’agit de réfléchir et de mettre en place des actions pour diminuer son nombre de déchets, mais plus largement de diminuer son empreinte écologique,

L’empreinte écologique correspond à l’estimation de la surface terrestre nécessaire pour répondre aux besoins d’une population. Elle permet de mesurer la pression qu’exerce l’homme sur la nature mais également de mesurer l’ampleur des inégalités dans l’utilisation des ressources de la planète entre les pays.

L’ONG Global Footprint Network a calculé l’empreinte de nombreux États et la France fait partie des plus gros pollueurs puisque son niveau de consommation exigerait 2,7 planètes en 2019.  A titre individuel, les Départements d’Outre-Mer font également partis des mauvais élèves puisque la Réunion, la Martinique et la Guadeloupe sont dans le classement des 20 plus gros pollueurs de la planète. La Guadeloupe en 2016 nécessitait environ 2,58 planètes.

Ce constat interroge sur la responsabilité ou non des petits Etats insulaires dans le réchauffement climatique, mais c’est un autre sujet sur lequel nous allons pouvoir revenir…

Ainsi « Réduire » signifie de questionner ses réels besoins : souvent les associations environnementales prennent l’exemple de la machine à raclette ou de l’extracteur de jus qui sortent à peine une ou deux fois par an des placards pour démontrer que certains objets encombrent inutilement mais qu’ils ont un bagage écologique très important.

J’aime bien également l’exemple de la perceuse également, qui a une utilisation moyenne de quinze minutes. En fait, est ce qu’il ne serait pas intéressant pour moi (et mon porte-monnaie) de privilégier l’usage que la possession en empruntant ou louant ce type d’objets?

En fait, cette réflexion porte à la fois sur les achats futurs mais également sur ses anciens achats, à travers le processus de désencombrement. Si l’objet n’est pas ou plus utile, pourquoi le garder ? N’est-il pas préférable de le relancer dans le circuit pour éviter la production d’un objet similaire neuf ?