(3) Réutiliser

La troisième étape de la démarche Zéro déchets vise à réemployer des ressources existantes pour répondre à nos besoins. Autrement dit, il s’agit de connaître ce que l’on a déjà chez soi mais également que l’on peut trouver dans son environnement proche (famille, amis…) pour éviter d’acheter neuf et donc d’être à l’origine de l’extraction de nouvelles ressources.

Il existe beaucoup de façons d’envisager la réutilisation : la seconde main, la réparation, le fait maison… 

Le marché d’occasion existe depuis longtemps avant tout pour son intérêt économique, mais son avantage environnemental incite également certains consommateurs à franchir le pas. Les plateformes numériques permettent d’ailleurs de faciliter les échanges qui autrefois s’effectuaient dans son environnement proche.  Grâce au reconditionnement, les appareils électroniques peuvent également bénéficier d’une seconde vie.  De plus, l’arrivée de nouvelles technologies comme l’imprimante 3D représente une vraie révolution pour permettre d’allonger la durée d’utilisation des objets. Par exemple, réparer un jouet cassé comme l’illustre ce reportage de LCI

(c) meliecoop

La réutilisation questionne aussi le besoin de posséder un objet. En soi, si l’objet permet de répondre à un besoin sur un instant T, devrons-nous privilégier l’usage plutôt que la propriété ? C’est le principe de l’économie collaborative qui vise à limiter la multiplication d’achats. 

L’économie collaborative, également appelée économie de partage, est une économie de pair à pair. Elle repose sur le partage ou l’échange entre particuliers de biens (voiture, logement, parking, perceuse, etc.), de services (covoiturage, bricolage, etc.), ou de connaissances (cours d’informatique, communautés d’apprentissage, etc.), avec échange monétaire (vente, location, prestation de service) ou sans échange monétaire (dons, troc, volontariat), par l’intermédiaire d’une plateforme numérique de mise en relation. (cf. Vie Publique)

Cette consommation à plusieurs sur le long terme nécessite d’ailleurs des équipements robustes et durables, facilement réparables et qui s’adaptent aux évolutions technologiques. 

En Guadeloupe, la seconde main existe à travers la Gratiferia de Guadeloupe, Kazabrok Kazarecycle ledepotventedesfilles, DEP’OCAZ, Marmailles

Le FabLab de Jarry est le premier laboratoire de fabrication aux Antilles qui propose une assistance opérationnelle en mettant à disposition des machines outils pilotées par ordinateur pour concevoir et réaliser des objets.