« Faire aujourd’hui ce que tout le monde fera demain » (Cocteau)

Tout d’abord, il semble intéressant de s’interroger sur son mode de vie personnel et ses différents impacts à la fois pour soi, pour ses proches et pour la planète. Peu importe nos choix de consommation, ils ont des effets sur notre bien-être, notre santé, notre environnement et bien entendu notre porte-monnaie.

Je pense que c’est seulement une fois que l’on identifie réellement l’intérêt que le changement représente pour nous que l’on s’intéresse aux alternatives existantes.

Pour ma part, c’est à la fois la saturation de mes menus « étudiants » et la multiplication d’emballages inutiles qui m’a interpellé et m’a poussé à réfléchir sur mon alimentation et la réduction de mes déchets. Déjà, en privilégiant davantage le marché que « l’hyper » (même si j’ai bien été obligé d’y aller pour m’acheter au moins des pâtes à tarte), en réutilisant « jusqu’à la dalleeee » mes petits sacs en papier pour mes fruits et mes légumes, en essayant de trouver des alternatives avec des produits déjà présents chez moi plutôt que d’aller en acheter (en tout cas pas tout de suite car j’avoue que j’ai fini par me racheter mon liquide vaisselle)…

Puis j’ai participé au Festival Zero Waste et je me suis rendue compte (ou du moins les intervenants ont confirmé mes doutes) que la volonté de changer notre système de consommation n’était pas qu’un lubie d’écolo-bobo, c’est aussi la décision de gens qui souhaitent reprendre possession de leur quotidien, être acteur de leur santé, de leur bien-être mais aussi de leur « cité ». J’ai vraiment pris conscience aussi qu’on avait le choix de continuer à subir, à se plaindre… mais qu’on pouvait agir pour que ça change. Pas seulement en manifestant de temps en temps, en votant tous les cinq-six ans, c’est aussi par notre argent que l’on utilise quotidiennement. Effectivement, il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de l’argent : si les grandes surfaces vendent désormais des produits « éthiques »*, « bio »*, « naturels »*, « sans huile de palme »* ou « avec de l’huile de palme bio… contrôlée »*, « sans gluten »*, « de nos régions »*, « vegan »* et maintenant en « vrac »*,  c’est parce qu’elles ont bien flairé l’aubaine du changement.

Si chacun d’entre nous arrêtait de consommer un produit A, quel qu’en soit les raisons, au profit d’un produit B, il est fort à parier que les industriels et les grandes distributions investiront davantage dans le produit B. De ce fait, en montrant que nous préférons des produits frais, locaux, éthiques, sans intrants artificiels et néfastes, ils devront bien en proposer davantage. Attention, il ne faut pas se leurrer sur le délai que cela prendra, mais aussi sur les techniques de camouflage dont ils sont fortement habitués. C’est aussi le rôle des élus politiques de prendre des mesures fortes pour faire accélérer la transition vers des systèmes de production plus respectueux des hommes et de l’environnement.  Chaque acteur a donc une part de responsabilité qu’il doit assumer aujourd’hui et non demain. Demain, c’est déjà trop tard.

« Vous ne pouvez échapper à la responsabilité de demain en l’évitant aujourd’hui » (Abraham Lincoln)

Et toi ? Pourquoi tu as envie de changer tes habitudes ?