Interdiction des produits en plastique à usage unique par le Parlement européen

C’est une grande avancée pour la lutte contre la pollution marine et pour les objectifs mondiaux de développement durable. Certes, le texte final doit encore être négocié avec la Commission et le Conseil de l’Union européenne, mais cette décision traduit la prise de conscience politique des dégâts qu’engendre cette matière « so magic » devenue tellement anodine dans notre quotidien, mais qui a des conséquences très lourdes pour l’environnement.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous invite à visionner le reportage de Cash Investigation : Plastique, la grande intox  qui apporte des éléments de réflexion très intéressants. Il est intéressant de voir que malgré tout, le bon sens prime. En effet, le reportage de Cash met en avant la pression du lobby des fabricants d’emballage (ou l’association déguisée de lutte contre la pollution sauvage) qui menaçait de porter plainte contre la loi française interdisant la vaisselle jetable en 2020 pour non respect du droit européen. Bien entendu, ils n’ont pas tardé à réagir à l’annonce de la décision du Parlement, comme le souligne cet article du Monde, publié le 24.10.2018 à ce sujet :

La fédération européenne du secteur PlasticsEurope a jugé ces mesures « disproportionnées » et elle a réclamé dans un communiqué « des règles plus claires »« Les causes profondes des déchets marins sont une mauvaise gestion des déchets » et « un manque de sensibilisation », explique-t-elle.

C’est souvent cet argument qui est mis en avant : le problème, ce n’est pas le déchet en lui-même, c’est la manière dont il est traité (par le consommateur notamment). Mais s’il n’existait pas à la base, il n’y aurait aucune raison qu’il se retrouve dans la mer, pas vrai?

Ce sujet a toute son importance pour notre région : la Caraïbe n’est pas épargnée par les problèmes engendrés par le déchet plastique. Prenons l’exemple très récent du Guatemala, de la République dominicaine et Haïti… qui sont affectés par des vagues de plastiques sur leurs littoraux. Non seulement  l’environnement et la santé des hommes, de la faune et de la flore sont menacées, mais également les rejets de plastiques de cet ampleur ont des conséquences économiques lourdes (traitement du problème, impacts sur l’image et le tourisme du pays…)

© DR. Guadeloupe La 1ère

Je vous redirige vers un article écrit pour la D.E.A.L Guadeloupe sur cette thématique. La Dominique, pionnière dans la lutte contre la pollution de l’environnement, interdit dès le 1er janvier 2019 « les équipements en plastique à usage unique » : c’est par ici !